Relations égypto-marocaines
mardi 14 mai 2019
Relations égypto-marocaines

Les relations diplomatiques entre l'Égypte et le Maroc ont officiellement débuté en 1957. Pendant plus de 60 ans, les relations politiques entre les deux pays, à l'exception de quelques périodes de divergences de vues sur certaines questions régionales, ont été témoins d'un degré élevé de compréhension et de coordination continue des dossiers d'action nationaux et régionaux, représentée dans l'utilisation des relations internationales pour soutenir et assurer la stabilité interne et le développement des deux pays.

Les Relations Politiques

Ces dernières années ont reflété la volonté des deux pays et des dirigeants égyptiens et marocains de renforcer leurs relations bilatérales dans tous les domaines, d'autant plus que l'Égypte et le Maroc sont des pays influents aux niveaux arabe, islamique, régional et africain. La coordination, la consultation et la coopération entre eux sont dans l'intérêt des deux peuples et en faveur de la stabilité dans le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient.

Les relations politiques entre l'Égypte et le Maroc sont actives au cours de la période actuelle, reposant sur deux cadres importants pour régir les mécanismes des relations entre les deux pays : le premier cadre, concernant « L'Accord pour la création d'un haut Comité conjoint », signé au Caire le 28 mai 1988. En 1997, la présidence de ce Comité a été portée au rang de leadership des deux pays plutôt qu'au niveau des Premiers ministres.

Le deuxième cadre est le "Mécanisme de coordination politique et de dialogue stratégique", signé le 5 janvier 2011 lors de la visite du ministre des Affaires étrangères, à cette époque, Ahmed Aboul Gheit, au Maroc afin de traiter des questions d'intérêt commun arabes, régionales et internationales, ainsi que pour tenir des réunions au niveau des ministres ou des hauts fonctionnaires (directeurs des Affaires arabes) périodiquement, régulièrement et alternativement entre les deux pays. La réunion tenue à Rabat entre les deux ministres des Affaires étrangères au cours de cette visite a été considérée comme la première réunion du Mécanisme. La deuxième réunion du Mécanisme s'est tenue au Caire le 18 juin 2012 et la troisième session du Mécanisme de coordination politique et de dialogue stratégique s'est tenue à Marrakech le 19 janvier 2014 sous la présidence des ministres des Affaires étrangères. Il a été convenu de plusieurs s axes pour améliorer le Mécanisme de consultation, à savoir : l'axe diplomatique, stratégique et politique, la coordination sectorielle et la coopération culturelle, scientifique et religieuse.

Liens étroits depuis 2014

Le Maroc a participé, par l'intermédiaire du ministre marocain des Affaires étrangères, à la cérémonie d'investiture du Président Abdel Fattah Al Sissi le 8 juin 2014.

Les contacts politiques et diplomatiques entre les deux pays ont été suivis de plusieurs décisions et fondations, la plus importante étant la visite du ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri au Maroc en janvier 2015. Les principaux postes de communication politiques depuis 2014 étaient les suivants :

  • Les 4 et 6 juillet 2014, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Salah Eddine Mezouar, a effectué une visite de trois jours au Caire, au cours de laquelle il a rencontré le Président Abdel Fattah Al Sissi et le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukri pour discuter des moyens de renforcer la coopération bilatérale.

Au cours de sa rencontre avec Sissi et Choukri, Mezouar a transmis les salutations et l'appréciation du Roi Mohamed VI du Maroc, ainsi que ses souhaits à l'État et au peuple égyptiens pour le bien, le progrès et la prospérité.

Le 5/7/2014, le Président Abdel Fattah Al Sissi a accueilli le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Salah Eddine Mezouar, au Caire, en présence du ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, et l'ambassadeur du Maroc au Caire, Mohamed Saad Al-Alami.

Le porte-parole de la Présidence a déclaré que le ministre marocain avait transmis au Président Sissi les salutations et remerciements du Roi Mohamed VI, Roi du Maroc, ainsi que ses vœux pour le bien, le progrès et la prospérité de l'Égypte, son soutien à l'Égypte et à tout ce qui concerne la stabilité et le bien-être du peuple égyptien. Le Maroc se réjouit de la poursuite de la coordination et de la coopération entre les deux parties, surtout via l'organisation du haut Comité conjoint, en activant le rôle du secteur privé et en instaurant un nouveau partenariat entre les deux pays.

De sa part, le Président Sissi a souhaité transmettre ses salutations et ses remerciements au Roi du Maroc, souhaitant au Royaume du Maroc et à son peuple fraternel tout le succès et la prospérité, tout en saluant les réalisations du Maroc sous sa direction, l'essor économique de la dernière décennie, ainsi que la stabilité, l'ouverture politique et la présence active sur les scènes africaine et internationale. Ce qui en fait un partenaire important pour l'Égypte dans le soutien de ses mouvements et de ses relations avec diverses puissances internationales.

La réunion a examiné nombre de questions régionales et africaines d'intérêt commun, notamment le désir de renforcer les relations entre l'Égypte et le Maroc, compte tenu notamment de la convergence des positions des deux pays sur plusieurs questions d'intérêt commun, ainsi que des défis communs touchant la sécurité nationale des deux pays d'Afrique du Nord et membres du Cen-Sad, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme.

Le Président Sissi a souligné l'importance de la périodicité du haut Comité conjoint et du renforcement des relations de coopération économique et d'investissement existantes avec le Maroc en augmentant le volume des échanges commerciaux. L'Égypte espère qu'un partenariat entre le secteur privé des deux pays sera le moteur de la croissance économique.

Après la séance de négociations bilatérales entre les ministres des Affaires étrangères, Sameh Choukri et Salah Eddine Mezouar, le chef de la diplomatie égyptienne a déclaré que les pourparlers étaient une bonne opportunité, d'autant plus que la région arabe connaît actuellement de nombreux défis, ce qui a fourni une chance de débattre de ces défis à la lumière de l'intérêt commun au renforcement de la solidarité arabe et à la résolution des problèmes, qu'il s'agisse de l'escalade actuelle de l'occupation et des pratiques israéliennes ou de la situation en Libye, en Irak ou en Syrie.

Il a souligné que les pourparlers étaient une occasion d'aborder les relations bilatérales, une priorité pour Le Caire et Rabat, soulignant que la prochaine phase verra le resserrement des liens dans divers domaines politique, social et économique.

  • Le 6/9/2014, le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a discuté avec son homologue marocain, Salah Eddine Mezouar, des moyens de développer les relations bilatérales entre les deux pays dans divers domaines afin de réaliser leurs intérêts qui sont en ligne avec les relations historiques entre les deux peuples frères.

Il a ajouté que la réunion portait sur les préparatifs en vue de la tenue du haut Comité conjoint entre les deux pays, où il avait proposé aux ministres adjoints des affaires étrangères diverses préparations à cet égard.

Le porte-parole a déclaré que lors de la réunion, les préparatifs de la réunion du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau des ministres des Affaires étrangères avaient également été passés en revue, notamment l'ordre du jour de la réunion et des consultations sur d'importantes questions relatives à la région arabe, en particulier l'évolution de la question palestinienne, la situation politique et la sécurité en Libye. Outre l'évolution de la crise syrienne, de la situation en Irak et des moyens de lutter contre le phénomène du terrorisme.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salah Eddine Mezouar, a déclaré que le Roi du Maroc, Mohammed VI, était très reconnaissant envers le Président Abdel Fattah Al Sissi et son rôle dans la stabilisation de l'Égypte et de la région.

Mezouar a déclaré que lors de ses entretiens avec Choukri, il tenait à féliciter l'Égypte et le ministre pour le rôle joué par le Caire dans le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l'Accord conclu entre la délégation palestinienne unie et Israël sous les auspices de l'Égypte, soulignant l'importance du rôle joué par l'Égypte dans le traitement des questions intéressant la région et la nation arabe.

Il a souligné que le ministre Sameh Choukri avait également discuté des relations bilatérales entre les deux pays, notamment à la lumière des réunions du haut Comité conjoint, dans le cadre duquel les entretiens ont été l'occasion d'évaluer l'état d'avancement des activités et des travaux des comités concernés.

  • Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s'est rendu au Royaume du Maroc les 15 et 16 janvier 2015, portant un message écrit au Roi Mohamed VI de la part du Président Abdel Fattah Al Sissi.

Les deux ministères des Affaires étrangères égyptien et marocain ont publié une déclaration commune à l'issue des entretiens des deux ministres des Affaires étrangères à Rabat, soulignant le renforcement des relations de coordination et de consultation entre le Royaume du Maroc et la République arabe d'Égypte.

Selon la déclaration conjointe des deux ministères égyptiens et marocains, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a rencontré le Roi Mohamed VI, où il a témoigné de l'affection et de l'appréciation du Président Sissi au Roi, au gouvernement et au peuple marocains. Il a également adressé au Roi Mohamed VI une invitation de la part du Président Sissi pour se rendre en visite officielle en Égypte.

À cet égard, le Roi a donné ses directives au gouvernement marocain pour bien préparer la prochaine session du Haut Comité conjoint égypto-marocain, qui se tiendra au Caire sous la direction des dirigeants des deux pays, notamment par la préparation de programmes de travail conjoints et d'Accords de partenariat impliquant les secteurs public et parapublic et le secteur privé.

Selon le communiqué, la réunion a été une occasion précieuse de voir la vision du Roi marocain sur les moyens de développer les relations de coopération entre les deux pays frères et la position sur nombre de questions régionales et internationales importantes.

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Salah Eddine Mezouar et Sameh Choukri, ont tenu des entretiens au cours desquels ils ont réaffirmé les liens historiques profondément enracinés entre les deux anciens peuples marocain et égyptien, ainsi que la profondeur et la spécificité des relations entre les deux pays et leur volonté de les renforcer et de les développer.

Les deux ministres ont examiné les résultats de la coopération bilatérale à différents niveaux et ont examiné les perspectives de coopération entre les deux pays dans les domaines politique, économique, commercial, social et culturel, ainsi que les moyens de les élever à un horizon plus large dans la mise en œuvre des directives du Roi Mohamed VI et du Président Abdel Fattah Al Sissi. Les deux parties ont également discuté de diverses questions régionales et internationales d'intérêt commun.

À cet égard :

  1. Les deux parties ont convenu de la centralité des relations entre Le Caire et Rabat et ont exprimé leur satisfaction du niveau des relations entre les deux pays, caractérisées par la coordination et la coopération au niveau politique, l'harmonie des positions et des points de vue identiques sur de nombreuses questions.

Les deux parties ont appelé à la mise en œuvre de ce qui avait été convenu lors de la réunion de la troisième session du dialogue, de la coordination et de la consultation politique et stratégique tenues à Marrakech en janvier 2014 sur la nécessité d'édifier les relations futures entre les deux pays sur des bases stratégiques et une vision commune prenant en compte les changements en cours dans le monde et la région arabe. Outre l'importance de la restructuration et de la revitalisation des relations bilatérales à la mesure des aspirations des deux parties, en sélectionnant nombre de domaines de coopération spécifiques en tant que locomotive permettant le changement qualitatif souhaité.

  1. Les deux parties sont convenues d'organiser dès que possible la quatrième session du mécanisme de consultation politique et de coordination de la coopération bilatérale au niveau des ministres des Affaires étrangères des deux pays dans le cadre des préparatifs de la prochaine visite du Président Sissi au Maroc et du haut Comité conjoint, ainsi que de contribuer à un saut qualitatif dans les relations égypto-marocaines et de promouvoir le partenariat stratégique entre les deux pays.
  2. Les deux ministres ont affirmé la volonté des deux pays de développer de nouveaux mécanismes pour construire des partenariats économiques et élargir le cercle des acteurs afin de soutenir les échanges commerciaux, d'encourager les investissements mutuels et de bénéficier des avantages offerts par l'Accord de libre-échange d'Agadir en tant que cadre de fusion et d'intégration économique entre les pays signataires et comme mécanisme de création d'investissements conjoints et de secteurs de production intégrés.

Dans ce contexte, les deux parties ont appelé à la réunion des ministres du commerce des signataires de l'Accord d'Agadir au Caire au cours du premier trimestre de 2015.

  1. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a transmis une invitation au Roi du Maroc pour participer à la Conférence "Soutien et développement de l'économie égyptienne - L'Égypte future" à Charm El-Cheikh du 13 au 15 mars 2015. Il a également présenté les importantes opportunités d'investissement offertes par cette Conférence, soulignant l'importance de la participation de la partie marocaine.

Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a exprimé l'aspiration du Royaume à participer officiellement et a en encouragé le secteur privé marocain également.

Choukri a également informé son homologue marocain des principaux projets mis en œuvre en Égypte, notamment le projet du creusement du nouveau Canal de Suez, qui vise à faire de l'Égypte un centre économique, logistique et commercial international, soulignant la volonté de la partie égyptienne de faire participer le secteur privé marocain à la mise en œuvre de certains de ces projets, compte tenu du développement qualitatif réalisé au cours des dernières années.

  1. Les deux parties sont convenues d'étudier les propositions relatives à la création de centres logistiques marocains et égyptiens dans la zone du Canal de Suez et dans le port méditerranéen de Tanger afin de faciliter leur accès à de nouveaux marchés.
  2. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a salué les progrès accomplis par le Maroc sous la direction du Roi Mohamed VI sur la voie de la transformation démocratique et du développement social et économique, notamment en ce qui concerne le développement des infrastructures, l'amélioration du climat des affaires et l'attraction des investissements étrangers, outre les plans stratégiques nationaux de développement dans divers secteurs vitaux, notamment l'industrie, l'agriculture et le tourisme.
  3. Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a réitéré sa position en faveur du processus de transition démocratique en Égypte et son soutien à la feuille de route adoptée par le peuple égyptien à la suite de la Révolution du 30 juin visant à élire les institutions démocratiques en commençant par un référendum sur la nouvelle constitution adoptée début 2014,ensuite, l'élection du Président Abdel Fattah Al Sissi en juin, lors d'élections libres et équitables qui expriment la volonté écrasante du peuple égyptien, aux avantages législatifs.

Mezouar a également souligné la fermeté du Royaume aux côtés de l'Égypte face au terrorisme et sa condamnation de toute action visant à déstabiliser l'Égypte et sa sécurité.

  1. Sur la question du Sahara, le ministre égyptien des Affaires étrangères a réaffirmé l'attachement de l'Égypte à l'intégrité territoriale du Maroc et à la solution internationale du problème du Sahara, son soutien aux résolutions du Conseil de sécurité sur le projet d'autonomie marocain et les efforts sérieux et crédibles du Maroc pour faire avancer le processus.
  2. Les deux parties ont affirmé le soutien de leurs pays aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme dans tous les domaines, y compris le Forum mondial de lutte contre le terrorisme et dans le domaine de la lutte contre les activités terroristes des combattants étrangers, ainsi que leur détermination à la coordination entre le Maroc et l'Égypte pour lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, en particulier en Afrique du Nord et de l'Ouest, ainsi que la contribution des efforts internationaux pour contrer l'extrémisme et diffuser les valeurs de modération.
  3. Les deux ministres ont discuté de l'importance de la coordination et de la coopération entre les deux pays dans le domaine religieux afin de propager l'islam central et de lutter contre l'idéologie extrémiste, soulignant la nécessité de renforcer la communication entre les institutions religieuses des deux pays et la coopération dans l'échange d'expériences et la mise à niveau du champ religieux de manière à répondre aux problèmes actuels des sociétés islamiques.
  4. Les deux ministres ont souligné qu'il importait d'intensifier les consultations et la coopération entre les organes de presse publics et privés et les syndicats de la presse des deux pays en organisant des activités communes, notamment en intensifiant les visites réciproques, afin de mieux définir les caractéristiques des deux pays et leurs spécificités culturelles, sociales et culturelles, renforçant encore les liens d'amour qui ont toujours lié les peuples frères marocain et égyptien.
  5. Les deux ministres ont également souligné qu'il importait de promouvoir la coopération culturelle entre les deux pays sous divers aspects et de développer la coopération dans le domaine de la recherche scientifique conjointe et de la coopération entre les universités et les centres de recherche.
  6. Le Ministre marocain des Affaires étrangères a confirmé le soutien du Maroc à la candidature de l'Égypte à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour 2016/2017.
  7. Les deux ministres ont discuté de la situation en Libye et ont exprimé leur inquiétude face aux tentatives constantes de démolir les institutions étatiques libyennes et de saper leur légitimité, soulignant le rôle de la communauté internationale dans la lutte contre toutes les formes de terrorisme en Libye et de tenir tout parti international ou régional responsable des questions politiques et juridiques en cas de soutien matériel ou politique aux groupes qui utilisent le terrorisme et la violence en Libye comme moyen d'atteindre leurs objectifs extrémistes.

Les deux ministres ont souligné l'importance d'une action collective pour faire face aux organisations terroristes en Libye et épuiser les sources de leur financement en prenant immédiatement des mesures décisives et urgentes pour remédier à la situation en Libye, notamment en activant la résolution 2174 du Conseil de sécurité des Nations unies pour imposer des sanctions aux parties qui sapent la solution politique pacifique en Libye, ainsi que l'activation des autres résolutions du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme, y compris la résolution 2178.

Les deux ministres ont affirmé que leurs pays étaient prêts à soutenir les capacités de l'Armée nationale libyenne pour qu'elle puisse jouer son rôle légitime d'élargir la souveraineté de l'État libyen, de défendre le choix démocratique du peuple libyen et de protéger ses richesses et capacités nationales, ainsi que de s'engager dans les efforts de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, le 15 janvier 2015, se félicitant du dialogue sérieux et constructif engagé par l'ensemble du peuple libyen en vue de parvenir à un règlement pacifique de la crise politique en Libye.

Les deux ministres ont exprimé leur soutien aux efforts de l'envoyé du Secrétaire général de la Ligue des États arabes et de l'Envoyé spécial des Nations Unies pour amener les parties libyennes à la pointe de la violence.

  1. Les deux ministres ont discuté de la situation en Syrie et des efforts déployés pour résoudre la crise par des moyens politiques afin de répondre aux aspirations du peuple syrien frère, tout en affirmant leur volonté d'instaurer la sécurité et la stabilité en Iraq et au Yémen et leur attachement à l'unité territoriale des pays.
  2. Les deux ministres ont réaffirmé la position de leurs pays respectifs en faveur du peuple palestinien frère et de leur juste cause dans l'établissement de leur État indépendant avec Jérusalem-Est capitale, ainsi que le fait que le Conseil de sécurité ne soit pas parvenu à adopter le projet de résolution arabe sur la fin de l'occupation et la création d'un État palestinien.
  3. La partie égyptienne a hautement loué le travail continu du Roi Mohamed VI, Président du Comité de Jérusalem, visant à préserver le statut juridique d'Al Qods et de son caractère islamique arabe, à protéger les sanctuaires et l'inviolabilité de la mosquée Al-Aqsa des violations israéliennes et à permettre aux habitants de Jérusalem de résister à leur ville.

Ils ont salué les projets réalisés par l'agence de Beit Mal Al Qods Al Sharif à cet égard. Les ministres ont également pris note des résultats de la première réunion du groupe de contact ministériel de l'OCI sur la question de Palestine et d'Al-Qods, organisée par le Maroc le 12 novembre 2014.

  1. La partie marocaine a déclaré qu'elle était pleinement convaincue que le Président Abdel Fattah Al Sissi présumerait que le prochain Sommet arabe, prévu pour mars 2015, représenterait un complément qualitatif à l'action commune menée au service des intérêts de la nation arabe et du bien-être de sa population.
  2. Les deux parties ont souligné leur détermination à revitaliser et à développer une action africaine commune dans les cadres bilatéral et multilatéral, ainsi que la nécessité pour l'Afrique de constituer l'un des axes de la coopération égypto-marocaine, reposant sur le solide secteur privé et les institutions capables de jouer un rôle actif sur ce continent, prenant compte des intérêts des deux pays et des priorités des pays partenaires africains.
  3. Les deux ministres ont affirmé leur intérêt à renforcer les consultations entre les deux pays au cours de la période à venir en vue des prochaines réunions du Sahel et du Sahara, notamment la réunion des ministres de la Défense qui se tiendra au Caire et la réunion au Sommet qui se tiendra au Maroc.
  • Le chef du gouvernement marocain, M. Abdel Ilah Ben Kiran, a dirigé la délégation du Royaume du Maroc lors du Sommet arabe tenu à Charm El-Cheikh en mars 2015, au cours de laquelle il a été reçu par le Président Sissi.
  • Le 16 février 1986, le ministre marocain des Affaires étrangères, Salah Eddine Mezouar, a rencontré son homologue égyptien, Sameh Choukri, et l'ambassadeur du Royaume du Maroc au Caire.

Le porte-parole de la présidence a déclaré que le ministre marocain avait remis au Président Sissi une lettre du Roi Mohamed VI, dans laquelle il l'invitait officiellement à se rendre au Maroc, afin de renforcer les relations entre les deux pays et de les coordonner face aux défis actuels.

Le porte-parole a expliqué que la réunion traitait de l'évolution de la situation dans la région et des moyens de relever les défis communs, notamment la propagation de l'extrémisme et du terrorisme, et a souligné l'importance d'une action commune pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région.

  • Le 11 juillet 1986, le Président Abdel Fattah Al Sissi a rencontré le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Salah Eddine Mezouar, et l'ambassadeur du Maroc au Caire.

Le porte-parole de la Présidence a déclaré que le Président avait demandé que ses salutations soient transmises au Roi Mohamed VI, soulignant les relations distinguées et étroites entre les deux pays frères. 

Le Président Sissi a souligné l'aspiration de l'Égypte à développer la coopération avec le Maroc à tous les niveaux, en particulier à la lumière des défis auxquels le monde arabe est confronté, qui nécessitent le renforcement de l'action arabe commune, soulignant l'importance des efforts concertés visant à rétablir la stabilité dans les pays arabes en crise et sauvegarder leurs institutions nationales et les capacités de leurs peuples.

Le porte-parole a ajouté que Mezouar transmettait les salutations du Roi Mohamed VI au Président Sissi. Il a souligné la force et la durabilité des relations fraternelles entre les deux peuples, soulignant que sa visite au Caire reflétait la volonté de son pays de développer la coopération bilatérale avec l'Égypte dans tous les domaines et de poursuivre la coordination et la consultation entre les deux parties sur divers problèmes régionaux et internationaux, compte tenu notamment des défis et des risques auxquels les deux pays étaient confrontés partagé par les crises dans le monde arabe.

La réunion a examiné les moyens de développer la coopération bilatérale dans divers secteurs afin de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, ainsi que de discuter des derniers développements sur la scène arabe et internationale et des moyens de faire face aux défis communs. Il a été convenu de renforcer et d'intensifier la coordination entre les deux pays dans le cadre des Foras et des Organisations régionaux et internationaux, tout en contribuant à promouvoir et à consolider une action arabe commune pour faire face aux dangers actuels et œuvrer en faveur d'un règlement politique des problèmes et conflits que connaissent certains pays de la région.

  • Le 30 juin 2017, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a rencontré son homologue, Nasser Bourita, en marge de sa réunion à la 31e session ordinaire du Conseil exécutif au niveau des ministres des Affaires étrangères de l'Union africaine à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que le ministre Sameh Choukri, a inauguré la réunion en félicitant son homologue marocain pour son entrée en fonction, en lui souhaitant bonne chance, rendant hommage et félicitant le Maroc, son pays frère, pour sa réintégration dans l'Union africaine.

La réunion a également discuté des moyens de développer une action africaine commune à travers l'initiative de réforme institutionnelle de l'Union africaine.

Pour sa part, le ministre marocain des Affaires étrangères a remercié son homologue égyptien, soulignant la volonté de son pays de renforcer les relations bilatérales avec l'Égypte dans tous les domaines, y compris l'agriculture et les énergies renouvelables, ainsi que la coopération dans le cadre de l'Accord d'Agadir.

  • Le 8/1/2019, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, s'est rendu au Caire, où il a rencontré nombre de responsables égyptiens, notamment le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, au Palais de la Libération.

Lors d'une conférence de presse conjointe, le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s'est félicité de la visite de son homologue marocain, Nasser Bourita, en Égypte.

"La visite du ministre marocain des Affaires étrangères en Égypte est très importante; elle permettra de renforcer les relations entre l'Égypte et le Maroc à tous les niveaux politiques, économiques, sociaux et culturels", a-t-il déclaré.

"Il existe une longue histoire de relations entre les deux pays, ainsi que des liens d'amour et d'amitié entre les deux peuples", a-t-il déclaré, évoquant l'enthousiasme des dirigeants politiques des deux pays pour faire progresser ces relations au cours de la période à venir.

Il a expliqué que lors de leurs entretiens bilatéraux, ils ont discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales entre l'Égypte et le Maroc, ainsi que de traiter des problèmes régionaux d'intérêt commun, notamment la question palestinienne et la situation en Syrie, au Yémen et en Libye.  

Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a déclaré que les dirigeants égyptiens et marocains souhaitaient réellement activer les travaux du Haut Comité conjoint et sa convocation au cours de la période actuelle, car ils stimulent, dynamisent et orientent les relations entre les deux pays directement dans l'intérêt des deux peuples, ajoutant que des consultations sont en cours pour élaborer des accords sur ce travail.

Pour sa part, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s'est dit heureux de se rendre en Égypte, ajoutant que des visites réciproques contribuaient à déterminer le niveau des relations entre les deux pays.

"Le Maroc est solidaire de l'Égypte pour tout ce qui affecte sa sécurité et sa stabilité", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était reconnaissant au Président égyptien pour les efforts de son pays visant à renforcer la sécurité et la stabilité. Il a ajouté que les relations entre les deux pays sont fortes et solides. La coopération entre les deux pays devrait être renforcée. Un conseil des Affaires égypto-marocaines sera créé dans les prochains jours et les cadres de la coopération institutionnelle et juridique devraient être revus, soulignant que les relations entre les deux pays sont basées sur des axes culturels, économiques et politiques.

Il a souligné que le plus grand nombre de visas octroyés par le Maroc à l'Égypte confirmait la volonté des deux pays de poursuivre la communication et la coopération, ajoutant que le Maroc soutenait l'Égypte dans sa présidence de l'Union africaine.

Il a déclaré qu'un nombre de problèmes communs avaient été examinés, notamment des problèmes régionaux, et que les visions des deux pays étaient similaires.

Les Relations Économiques 

Les relations économiques entre l'Égypte et le Maroc se sont nettement développées ces dernières années. Le volume des échanges commerciaux entre eux augmente régulièrement depuis l'entrée en vigueur de l'Accord portant création du Haut Comité conjoint entre les deux pays en mai 1997 et la signature de l'Accord de libre-échange entre les deux pays en 1998, entré en vigueur le 29 avril 1999,  prévoyant la création d'une zone de libre-échange entre eux dans un délai de douze ans à compter de la date d'entrée en vigueur de la Convention et la signature le 23 mai 2006 du Protocole additionnel à l'Accord de libre-échange entre eux afin d'accélérer le processus de libéralisation douanière entre les deux pays, en plus de la Déclaration d'Agadir, entrée en vigueur en juillet 2007.

Parmi les indicateurs de l'évolution des relations économiques entre les deux pays, le volume de leurs échanges commerciaux est passé de 389 millions de dollars en 2008 à 526 millions de dollars en 2010 et entre 800 et 900 millions de dollars en 2018. L'Égypte continue de renforcer ses relations commerciales avec le Maroc et de résoudre tous les problèmes Commerciaux, à la fois bilatérale et dans le cadre de l'Accord de libre-échange d'Agadir, qui inclut l'Égypte, le Maroc, la Tunisie, la Jordanie et le Liban.

Le volume des investissements marocains en Égypte a augmenté, le Maroc se situant au 40e rang des pays investissant en Égypte, avec des investissements s'élevant à environ 80 millions de dollars dans 184 entreprises opérant dans les domaines du ciment, de l'industrie chimique, des matériaux de construction, des industries métalliques, du textile, des piles pour automobiles, en plus des entreprises dans le domaine de la construction, des services, du tourisme et des communications.

Les exportations égyptiennes vers le Maroc ont connu un essor considérable et varié, notamment dans les industries agro-alimentaires, les aliments pour animaux, les appareils électriques, les équipements, le fer et l'acier, le plastique et ses produits, les huiles animales et végétales, l'aluminium, le papier, le carton, les fruits, les dates, le verre, les produits chimiques, les engrais, les industries alimentaires, les matériaux de construction, le secteur de l'ingénierie et des produits électroniques, le secteur médical et le textile.

Tandis que les importations égyptiennes en provenance du Maroc comprennent des voitures, des produits carnés, du poisson en conserve, des préparations alimentaires, du carburant et des huiles minérales.

Les deux pays ont une réelle opportunité de coopérer au niveau des marchés arabes, africains et internationaux, où l'Égypte peut devenir la passerelle vers les produits marocains dans la région arabe et en Afrique de l'Est, alors que le Maroc devenant la porte d'entrée de l'Égypte sur les marchés de l'Afrique de l'Ouest et du Sud de l'Europe dans un cadre intégré représenté dans le Canal de Suez en Égypte et le port de Tanger au Maroc.

En septembre 2016, une mission marocaine a été lancée en Égypte pour discuter des opportunités d'investissement dans les deux pays, dirigée par le Secrétaire général du ministère du Commerce, de l'Industrie, de l'Investissement et de l'Économie numérique, Mohamed Ben Ayad, qui s'est rendue en Égypte avec une mission composée de 15 membres représentant le ministère du Commerce, de l'Industrie, de l'Investissement, de l'Industrie numérique, le Centre marocain de promotion des exportations, le ministère du Commerce extérieur, l'Agence de développement agricole, la Confédération générale des entrepreneurs marocains, outre la partie marocaine au Conseil des entreprises égypto-marocain et un groupe d'employeurs et d'investisseurs.

En novembre 2017, Egyptair et Morocco Airways ont signé un Accord de partenariat symbole. Selon les termes de l'Accord, les deux compagnies se rendront au Caire et à Casablanca par les vols des deux compagnies aériennes, tandis que les passagers bénéficieront de nombreux privilèges et options sur les 12 vols hebdomadaires opérés par les deux compagnies par le biais du système de partage de code fonctionnant plusieurs fois à compter du 28 novembre 2017.

Une délégation égyptienne s'est rendue dans la ville de Tanger au même mois afin de se familiariser avec les techniques de fonctionnement et de gestion du port méditerranéen de Tanger, l'un des ports les plus développés du continent africain. La délégation était dirigée par le président de l'Autorité portuaire d'Alexandrie, qui a rencontré lors de sa visite, le responsable du port de Tanger, qui a présenté l'expérience unique du nouveau port de Tanger dans l'application des derniers moyens d'application des normes des ports intelligents et écologiques.

En décembre 2017, une délégation de l'Association des hommes d'affaires égypto-marocains s'est rendue au Maroc pour discuter des relations économiques croissantes avec le Maroc. Un Protocole de coopération entre l'Égypte et le Maroc a été signé dans le domaine de l'artisanat entre la Chambre des industries de l'artisanat de la Fédération des industries et la Chambre des industries traditionnelles du Maroc dans le but de développer la coopération, d'ouvrir de nouveaux marchés pour les produits égyptiens et de réaliser une sorte d'intégration industrielle entre les deux parties.

Lors de la visite, l'Association d'hommes d'affaires égypto-marocaines a signé des Accords avec plusieurs Organisations professionnelles marocaines, visant à accroître les exportations de produits égyptiens, principalement de matériaux de construction, de marbre, d'appareils électroménagers, d'appareils électriques et de médicaments, avec le Centre régional d'investissement de Casablanca et l'Union générale des entrepreneurs marocains, l'Agence nationale d'investissement du Maroc et la Banque commerciale marocaine.

En juillet 2018, quatre Accords de coopération ont été signés entre des hommes d'affaires égyptiens et des Organisations marocaines : un Accord de coopération conjoint avec le Casablanca Businessmen Club, qui regroupe environ 350 hommes d'affaires et dirigeants d'entreprises du secteur privé au Maroc, afin d'échanger des expériences et d'introduire des opportunités commerciales et d'investissement. En plus de faciliter la tâche des hommes d'affaires en explorant de nouveaux horizons pour l'intégration et la coopération entre les hommes d'affaires des deux pays, ainsi qu'un Accord de coopération avec la Business Women Association à Tétouan et un Accord de coopération avec le Groupe Ozone pour l'environnement et les services.

Les deux pays ont un haut-commissariat conjoint au niveau présidentiel, qui a tenu plusieurs sessions et a été témoin de la signature d'un grand nombre de Conventions, Protocoles, Programmes exécutifs et Mémorandums d'Accord dans divers domaines.

Au sein du Haut Comité, il existe 29 Comités techniques conjoints couvrant les différents domaines de la coopération bilatérale, les plus importants étant le Mécanisme de coordination et de consultation politique, l'industrie, les études géologiques, le commerce, l'agriculture, la médecine vétérinaire, la pêche, le tourisme, la navigation, les douanes, protection des infractions douanières, électricité, routes, reconstruction et logement, science et technologie, pétrole, banque d'informations sur les Accords pétroliers, développement administratif, santé, environnement, main-d'œuvre, infrastructure, planification, affaires sociales, sécurité sociale, médias, Wakfs, jeunesse et sports, justice et Droit.

 

Accord d'Agadir

L'Accord d'Agadir a été signé le 22 février 2004 entre l'Égypte, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie. Il est entré en vigueur après l'échange des membres des instruments de ratification.

 

Marchandises exonérées

Toutes les marchandises échangées entre les États membres.

 

Avantages de l'Accord

  1. L'application des règles d'origine cumulatives, qui contribuent à la promotion de la coopération et du soutien économiques et commerciaux entre les États membres.
  2. La poursuite et la mise en œuvre de la Grande zone de libre-échange arabe et la contribution aux efforts visant à créer un marché arabe commun.
  3. La Déclaration d'Agadir permet de tirer davantage parti de l'expansion des marchés de l'UE après l'adhésion de 10 nouveaux pays.
  4. La Déclaration d'Agadir devrait renforcer les échanges commerciaux entre l'Égypte et les pays arabes, surtout si nous savons que le volume des échanges intra-arabes ne dépasse pas 10% de ses échanges totaux.
  5. L'Accord traite de nombreuses questions importantes telles que la réglementation douanière, les règles d'origine, les marchés publics, les transactions financières, les mesures préventives, les industries naissantes, le soutien, le dumping, la propriété intellectuelle, les spécifications standard, la mise en place d'un mécanisme de règlement des litiges, parmi les plus importantes de l'Accord d'Agadir. L'accès aux marchés européens entraînera une augmentation des investissements et une coopération régionale accrue entre les États membres.

L'Accord d'Agadir offre la possibilité d'utiliser certains des composants égyptiens de l'industrie automobile au Maroc et de tirer parti des avantages offerts par l'Accord d'Agadir et les Accords de partenariat euro-méditerranéens pour réaliser l'intégration souhaitée dans le secteur, vu que l'Égypte s'efforce notamment de créer un nouveau climat pour l'investissement arabe et étranger, réalisant de grands progrès dans cette direction, notamment la réforme structurelle de l'économie, l'adoption d'une nouvelle Loi sur les investissements et la facilitation des procédures administratives, qui permettront aux investisseurs, en particulier marocains, d'investir leurs capitaux dans l'économie égyptienne, alors que les investisseurs égyptiens cherchent les opportunités d'investissement au Maroc.

Trois réunions du Mécanisme de dialogue, de coordination et de consultation politique et stratégique entre les deux pays, ont été également tenues, la dernière en date a eu lieu en janvier 2014, au cours de laquelle les deux parties sont convenues de la nécessité d'œuvrer à l'établissement de relations futures entre les deux pays sur une base stratégique et de l'importance de la restructuration et de la revitalisation des relations bilatérales.

Le tourisme marocain vers l'Égypte est en augmentation depuis plusieurs années, avec le nombre de touristes atteignant environ 30 000 touristes par an, ce qui est un indicateur du retour du tourisme marocain en Égypte, ainsi que pour la coopération mutuelle des investisseurs dans le secteur du tourisme afin de stimuler le mouvement des touristes entre les deux pays.

 

Comité présidentiel conjoint entre les deux pays

Le Haut Comité entre les deux pays s'est tenu au niveau des deux Premiers ministres jusqu'en 2006, date à laquelle il a été décidé d'augmenter la représentation au sein du Comité au Sommet entre le Président égyptien et le Roi du Maroc, avec pour objectif principal le renforcement du niveau de coopération, de progresser les bonnes relations entre les deux pays et de résoudre rapidement tout problème. Le Haut Comité s'était déjà réunie en 2006 et certains problèmes commerciaux entre les deux pays avaient alors été résolus, notamment le problème des voitures et la question de savoir si les exemptions prévues par l'Accord d'Agadir s'appliquaient ou non. La décision a été prise au sommet d'appliquer l'accord aux voitures produites au Maroc. Déjà en 2006 ; certains problèmes commerciaux entre les deux pays étaient alors résolus, notamment le problème des voitures et le fait que les exemptions prévues par l'Accord d'Agadir s'appliquent ou non. La décision a été prise au Sommet de mettre en œuvre l'Accord sur les voitures produites au Maroc.

Les Relations Culturelles et Médiatiques

L'Égypte entretient des relations étroites avec le Maroc, profondément enracinées dans l'histoire, soutenues par la cohésion, la conciliation et la convergence des traditions entre les deux peuples, auxquelles s'ajoute ce que l'on sait du peuple marocain, grâce à son association avec l'art et la culture égyptiens, ainsi que les institutions religieuses des deux pays qui sont étroitement liées depuis des siècles.

L'Accord de coopération culturelle conclu au Caire en juin 1959 régit la coopération des deux pays dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique, des affaires islamiques et de la culture sous toutes ses formes (livres, archéologie, musées du patrimoine, arts plastiques, expositions et arts traditionnels, cinéma, théâtre, musique et formation académique, culture de l'enfant, palais culturels, la jeunesse et le sport et les médias).

La coopération dans ces domaines est également renforcée par des programmes opérationnels détaillés.

Les relations culturelles entre les deux peuples égyptien et marocain remontent à des époques lointaines : la culture égyptienne fait partie intégrante de la formation spirituelle marocaine, l'héritage spirituel marocain est représenté en Égypte, du mysticisme à l'architecture en passant par la musique. Al-Azhar qui est le phare du monde islamique, sa construction et son architecture ont été influencées par la mosquée (Al Quaraouiyine) de Fès, capitale scientifique du Maroc, à partir de laquelle le pèlerinage se diriger vers La Mecque, en passant par l'Égypte. Le visiteur marocain à Al-Azhar constate une forte similitude dans la mosquée des Al Quaraouiyine, notamment dans le pilier fatimide.

Les liens spirituels entre l'Égypte et le Maroc se reflétaient dans la migration d'érudits et d'étudiants marocains dans des foyers égyptiens pour y recevoir les connaissances et pour rencontrer des savants ou pour enseigner dans ses instituts. Abou Bakr Mohamed Ibn Al-Walid Tartouchi, un érudit marocain de haut rang a choisi de résider à Alexandrie au Ve siècle de notre ère, enseignant et prédicateur à plein temps, est y décédé et a été enterré à 520 H.

Parmi les érudits et les écrivains qui se sont installés en Égypte aux VIe et VIIe siècles, figuraient le voyageur Mohamed Ibn Ahmed bin Jubeir, décédé à Alexandrie en 614, l'écrivain moderniste Abou Al-Khattab Omar bin Al-Sabti, décédé en Égypte en 633, et le clergé moderne Sufi Diaa Eddine Isa Ibn Yahya Al-Sabti décédé au Caire en 696 H. Ces trois ont vécu en Égypte de manière permanente et y furent enterrés.

L'Égypte a fait l'objet de nombreuses descriptions et citations dans l'unique carnet de voyage d'Ibn Jubeir. L'un de ses disciples, le sage mystique Ibn Atta Allah Al-Iskandari, auteur du règne de l'utopie, et apôtre du mystique cheikh Mohamad Ibn Ibrahim Al-Rundi, prédicateur de la mosquée Al Quaraouiyine à Fès.

Le Sultan Mohamad Al-Kamel Al-Ayyoubi a fondé Dar al-Hadith Al-Kameleya pour Abou Al-Khattab Omar Bin Dahbah Al-Sabti, lui en confié la gestion et l'enseignement. Bin Dahbah a écrit au Caire son célèbre livre « Le chanteur dans les poèmes du peuple marocain ».

Diaa Eddine Isa Ibn Yahya Al-Sabti était professeur à l'école virtuelle du Caire dont l'un de ses plus éminents étudiants était l'imam Hafiz Abou Abdullah Chams Eddine Al-Zahabi, l'auteur du "ticket d'entretien". Au septième siècle, l'un des principaux pôles du mysticisme et de la science était l'imam Abu-l-Hasan al-Châdhli, originaire de Jimbaran du nord du Maroc enseignait les sciences dans toute les écoles du Caire, il était parmi les moudjahidines pour l'amour de Dieu et avait combattu le raid français sur l'Égypte sous le règne de Louis IX, ainsi que dans les rangs des Armées Al Zaher Bebars, Sultan de l'Égypte. al-Châdhli a laissé derrière lui un autre soufi qui reste dans la mémoire en Égypte jusqu'à nos jours, Abou Abbas Morsi enterré à Alexandrie.

Aux septième et huitième siècles, les hommes les plus brillants du Maroc arrivèrent en Égypte, notamment Mohamad Ibn Rashid Al-Sabti et Al-Qasim Ibn Yusuf Al-Najibi Al-Sabti.

Al-Qasim Al-Najibi a écrit un livre sur son voyage scientifique qui parlait de l'Égypte, de ses villes et de ses monuments. Il a déclaré dans son livre : "Cette ville gardée est maintenant la base du Diyar égyptien et mère de ses villes, ainsi que la maison de son empire et le trône de son royaume, ses bâtiments sont hauts et magnifiques ; cette ville est le marché le plus achalandé, arrangée par excellence, comprenant nombres de créatures ne peuvent être comptées que par leur créateur, nous n'avons atteint une telle ville de sa valeur ".

Ibn Khaldoun (né en Tunisie et a vécu au Maroc avant de venir en Égypte), est allé au Caire pour passer le droit malékite et a lu dans la mosquée d'Al-Azhar sa célèbre introduction, ce fameux historien a été impressionné par l'Égypte et lui avait une vraie admiration l'enregistrant par : « J'ai déménagé au Caire et j'ai vu le présent et le jardin du monde, la foi de l'Islam et le trône du Roi ... Des palais se profilent dans son air, les gouges et les écoles s'épanouissent avec leurs horizons, les flaques et les planètes s'illuminent ».

Muhammad al-Lawati al-Tanji, célèbre pour Ibn Battûta d'Égypte, a également décrit son admiration pour son parcours individuel, écrit au VIIIe siècle de l'Hégire.

Au Xe siècle, Mohamed bin Hassan al-Wazzan al-Fassi, dit "Léon l'Africain", nota ses observations sur l'Égypte, qu'il visita plus d'une fois. Al-Wazzan est à la pointe des géographes et des voyageurs internationaux, écrivit le livre "Description de l'Afrique" en latin et écrivit sur le Caire également : " Il est bien connu que Le Caire est l'une des villes les plus grandes et les plus glamour et élégance au monde ... Elle est entourée de beaux murs fortifiés avec de superbes portes renforcées de fer... Elle est équipée des besoins des fabricants et des commerçants, qui se répandent surtout dans la rue qui s'étend de la porte Al Nasr à Bab Zoweila, dans ce quartier se trouve la plupart de l'élite aisée et des dignitaires du Caire, dans lequel les écoles sont magnifiques par la taille et la beauté de son architecture et les mosquées sont spacieuses et très belles ... etc. "

Cheikh Mohamed bin Al-Hussein Al-Attar, qui est devenu le cheikh d'Al Azhar en 1246, faisait partie du peuple marocain, son père était parfumeur au Caire, il était un pionnier des sciences médico-légales, il avait étudié les sciences modernes telles que l'astronomie, l'ingénierie et la géographie. Il a fréquenté les scientifiques de la campagne française, a appris leur langue et l'a maitrisé, il a été mentionné par l'historien égyptien Al-Jabarti. Avant d'être le cheikh d'Al-Azhar, il a assumé la direction du journal « Chronique Égyptien » et est devenu son rédacteur en chef. Il  a appelé à l'introduction de la science moderne et l'héritage arabe. Il a appris au réformateur Rifaa Tahtawi.

Les éveillés du peuple marocain suivent l'actualité de l'émergence de la Renaissance en Égypte et de ses effets. Quand le Sultan Moulay Hassan, a pris le trône du Royaume en 1290 de l'Hégire/ 1859 Après J.C., il était déterminé à réformer le pays dans les domaines de l'éducation, de l'industrie et de l'armée. Il a envoyé nombre de bourses d'études en Europe afin de se spécialiser dans différentes branches de la science et de la technologie. En même temps, il envoya une mission en Égypte pour étudier dans les nouveaux instituts scientifiques. Parmi eux, M. Abdul Salam bin Mohammed Alami, diplômé de l'École de médecine du Caire, la première école moderne du genre.

Après la proclamation des protections françaises et espagnoles dans le Royaume du Maroc, la révolution armée a éclaté au Maroc contre l'occupation militaire étrangère. Le peuple a mené une guerre et une résistance dirigée par le héros Mohamed bin Abdul Karim al-Khattabi. L'Égypte a soutenu la guerre de libération marocaine et le Caire a été le centre de l'activité arabo-islamique visant à dénoncer et à diffamer les objectifs de la politique raciste française.

Au XIXe siècle, l'Égypte connaît des changements importants dans le système éducatif mis au point par Mohamad Ali (1805-1848) et élargi par Ismail (1863-1899). L'intérêt de l'État étant centré sur la rénovation de l'éducation, ce qui conduit à la création d'institutions éducatifs modernes. Dans la seconde moitié du même siècle, le Maroc a commencé à s'ouvrir à la civilisation occidentale et à adopter ses valeurs. Les Sultans marocains, dirigés par Mohamed IV (1859-1873) et Hassan 1er  (1873-1894), ont compris l'importance de cette nouvelle tendance, l'a encouragé par divers moyens, ce qui a nécessité un changement de la nature des relations culturelles entre les deux pays, et comme l'Égypte a été la première dans la construction de son éducation depuis la première moitié du siècle, il était naturel que les délégués de différents pays islamiques se rencontrent de nouveau pour étudier dans les institutions de ce dispositif est le Maroc était à l'avant-garde de ces pays.

L'Égypte a ouvert ses instituts et ses universités aux étudiants marocains qui s'y sont rassemblés dans les années trente du XXe siècle. Le gouvernement égyptien leur a octroyé des bourses d'études. L'Égypte reste aujourd'hui sous le feu des intellectuels et des artistes marocains qui ont influencé leurs talents littéraire et artistique en Égypte et dans le monde arabe. Les romans de Naguib Mahfouz, Taha Hussein, Youssef Idris, Tawfiq al-Hakim, Ihsan Abdul Quodous et d'autres ont formé la conscience du lecteur, intellectuel et penseur marocain, tandis que les voix d'Umm Kalthoum, de Mohamed Abdel Wahab et d'Abdel Halim Hafez, résonnent dans les divers marchés marocains.

Par ailleurs, les Égyptiens ont suivi les plus grands penseurs et écrivains marocains qui ont influencé la pensée arabe, tels que le grand penseur Dr. Mohamed Abed Al-Jabri, et son célèbre ouvrage « La critique de l'esprit arabe », Mohammed Aziz Lahbabi, Salem Yafout et d'autres.

Parmi les écrivains marocains figurent Mohamed Choukri, Taher Ben Jalloun, Mohamed El Achari, Mohamed Zafzaf, Bin Salem Hamiche, Laila Abouzaid et d'autres.

 

L'art égyptien et le voyage d'Umm Kalthoum au Maroc

La culture, l'art et la créativité sont fortement présents dans les relations entre les deux pays, cela se reflète dans la position exceptionnelle dont jouissent encore la chanteuse arabe Umm Kalthoum et l'artiste Abdel Halim Hafez dans le cœur du peuple marocain, malgré le passage de plusieurs décennies du départ des deux statures artistiques. Les films et les séries de télévision égyptiens présentés sur les écrans marocains sont très appréciés par le public marocain, tandis que l'Égypte reçoit à diverses occasions des manifestations artistiques et culturelles marocaines, notamment le festival du film marocain et l'exposition de livres qui accueille les créations marocaines et les grands poètes et intellectuels marocains.

Il existait des relations amicales entre le Roi Hassan II, l'artiste Abdel Halim Hafez et le compositeur Mohamed Abdel Wahab, là où le Roi était passionné de la musique et du chant. « Le rossignol brun » Abdel Halim Hafez a chanté de nombreuses chansons nationales marocaines, y compris la chanson "L'eau et la verdure pour votre anniversaire, El Hassan".

La première réunion officielle entre un responsable marocain et Mme Umm Kalthoum a eu lieu le 18 juin 1956, le Prince héritier Moulay Hassan II, futur Roi du Maroc a représenté le Royaume, il était alors commandant en chef des Forces armées royales marocaines.

Quelques mois avant son décès, le Roi Mohammed V du Maroc s'était rendu en Égypte, il a accueilli Umm Kalthoum à sa résidence au Palais Koubba au Caire le 9 janvier 1960. Le 14 janvier 1960, le ministre de la Culture et de la Formation nationale avait convoqué une célébration à l'Opéra égyptien à l'honneur du Roi Mohamed V, en présence du Président Abdel Nasser, les hommes d'État et Umm Kalthoum.  Pendant la pause, Umm Kalthoum s'est rendu à l'endroit où le Président Nasser et le Roi Mohamed V sont assis pour les saluer, le Roi a déclaré que les Marocains seraient heureux de la recevoir pour chanter au Maroc. C'a été la première invitation officielle d'Umm Kalthoum pour se rendre au Maroc.

Le 29 février 1968, Mme Umm Kalthoum est arrivée au Maroc après un vol difficile en raison de mauvaises conditions météorologiques. L'avion a changé de direction et s'est ensuite dirigé vers sa résidence à Rabat en voiture. Le comité de réception était présidé par le conseiller artistique du Roi, le musicien Ahmed Albaydawi, accompagné des compositeurs Abdelkader Rachdi, Abdel Wahab Akoumi et Aziz El-Sagroushni, directeur du théâtre Mohamed V, qui a accueilli les concerts d'Umm Kalthoum au Maroc.

La visite historique d'Umm Kalthoum dans le cadre de sa célèbre annonce qu'elle va faire tourner le monde entier et chanter pour soutenir l'effort de guerre jusqu'à la disparition des conséquences de l'agression de 1967. Mme Umm Kalthoum a tenu trois concerts publics à Rabat, le premier le 4 mars, le deuxième le 8 mars et le troisième le 12 mars ; il a été diffusé en direct à la télévision marocaine.

Le public marocain a salué le geste d'Umm Kalthoum en costume traditionnel marocain; elle a chanté "Amal Hayaty" (L'espoir de ma vie) et "Al Atlal" (Les ruines). Elle a déclaré qu'elle était prête à chanter jusqu'à l'aube. Le lundi 4 mars 1968 a été un jour remarquable dans l'histoire du Maroc, déclaré jour férié. Le concert du 12 mars 1968 est le troisième et le dernier et fait partie de l'une des 10 meilleures performances d'Umm Kalthoum à travers sa longue histoire artistique. Elle a envoyé un télégramme de remerciement à Sa Majesté le Roi Hassan II alors qu'elle quittait le Maroc : « Avant de quitter la terre bien-aimée du Maroc, j'ai l'honneur de transmettre à Sa Majesté le Roi Hassan II mes plus sincères remerciements et ma gratitude pour le soin, l'amour et l'affection que mes collègues et moi-même avons reçus. Souhaitant au Tout-Puissant protéger Sa Majesté et votre cher Prince héritier Sidi Mohamed, couronner le peuple marocain de son patronage sous Sa Majesté, soucieux de réaliser le progrès et le bonheur du Maroc et de servir la grande nation arabe ».

C'était une affirmation de la profondeur des relations fraternelles, historiques et culturelles entre les deux pays, de l'importance de l'Égypte par sa profondeur et sa richesse culturelle distinguée, ainsi que de la dédicace des liens forts, continus et renouvelés qui réunissaient les intellectuels des deux pays.

De même, les Égyptiens connaissaient et aimaient de nombreux artistes marocains, qu'ils soient ceux qui maîtrisent l'art marocain et ont une réputation en Égypte et dans le monde arabe, tels Abdel Wahab Al Doukali, Abdel Hadi Bel Khayat ou les artistes marocains venus en Égypte pour réaliser leur célébrité et ont contribué à enrichir l'art arabe, comme Samira Said, Aziza Galal, Somaya Al Qaysar, Abdo Sharif et Janat.

En 2017, année du soixantième anniversaire de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, la culture marocaine en Égypte a été célébrée comme étant l'année de la culture marocaine en Égypte ; En honorant tout au long de l'année des personnalités intellectuelles, littéraires et artistiques marocaines lors de conférences, séminaires et festivals organisés par l'Égypte, tels que le choix du Maroc en tant qu'invité d'honneur de la 48ème Foire internationale du livre du Caire, avec la participation d'une élite distinguée de 50 intellectuels marocains ayant présenté au public égyptien la grande richesse culturelle du Maroc et ses contributions à la scène culturelle arabe et internationale ; Ainsi que la célébration de la 24e session du Festival international du théâtre contemporain et expérimental du Caire au Maroc, le pionnier du mouvement monétaire au Maroc, Hassan Al-Mani'i, et le traducteur marocain Mourad Tadgout ont été récompensés par le Prix Rifaa al-Tahtawi pour la traduction lors de sa huitième session au Caire et a honoré Hamid Kharbouchi, dans la troisième édition de la Conférence internationale des arts de la calligraphie du Caire ; La célébration de l'industrie marocaine traditionnelle à la sixième session du festival de caractère international médical et traditionnel au Caire, et la participation du  cinéma marocain à la plupart des festivals organisés en Égypte au cours de cette année et au plus important festival international du film du Caire et du festival du cinéma d'Alexandrie de la Méditerranée.

Le 12 avril 2018, un Protocole de coopération cinématographique conjointe a été signé en marge de la 20e session du Festival international du film d'Ismailia. Les relations culturelles entre les deux pays sont régies par un Accord signé en 1959 qui est activé par des programmes exécutifs couvrant plusieurs domaines, dont le programme exécutif pour la coopération culturelle, éducative et des médias entre 2004 et 2006. Les deux parties œuvrent pour le développement de mécanismes de coopération dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle, tout en protégeant leurs œuvres littéraires et artistiques contre l'exploitation illégale, conformément à la législation nationale et aux Traités internationaux ratifiés par les deux pays.

 

Accords dans le domaine de l'éducation et de la religion

En avril 2014, un Accord a été signé entre l'Égypte et le Maroc concernant la mise en œuvre de 15 projets de recherche sélectionnés parmi 48 projets qui ont été discutés par les deux parties lors de la cinquième réunion du Comité technique égypto-marocain pour la coopération dans le domaine de la recherche scientifique, abordant les domaines de la biotechnologie et de ses applications dans l'agriculture, les énergies nouvelles et renouvelables, l'assainissement et le traitement des eaux usées, ainsi que de nouvelles méthodes de diagnostic, de traitement du cancer, et de la géologie, indiquant que 10 projets avaient été identifiés comme projets de réserve, en application du programme exécutif de l'Accord de coopération entre les deux pays pour la période 2005-2009, ce qui a soutenu et développé les liens de coopération scientifique et l'évolution de l'échange d'expériences entre les chercheurs égyptiens et marocains travaillant dans les universités, les centres et instituts de recherche dans les deux pays.

Dans le domaine de l'éducation, les deux pays œuvrent également à créer les conditions propices à la recherche scientifique entre les deux pays, à augmenter le nombre d'étudiants marocains étudiant en Égypte et inversement par le biais de bourses d'études, de faciliter les procédures d'inscription des étudiants et d'échanger des diplômes scientifiques.

En septembre 2014, un Accord de coopération entre le Maroc et l'Égypte a été signé dans le domaine de la religion pour les années 2014, 2015 et 2016. Cet Accord comprend un programme exécutif pour le Mémorandum d'entente relatif à la coopération entre le ministère des Wakfs et des Affaires islamiques et le ministère des Wakfs, signée au Caire le 9 avril 2009. L'Accord  vise à renforcer la consultation et l'échange d'expériences dans tous les domaines d'intérêt commun, notamment la conservation, la publication et l'échange des manuscrits, afin de faciliter l'accès aux chercheurs et l'échange d'expériences dans le domaine de la traduction de livres islamiques en langues étrangères, pour les diffuser et les échanger afin d'introduire les principes de modération et de la bonne compréhension de l'Islam.

Les raisons de la communication culturelle entre l'Égypte et le Maroc n'ont jamais cessé et l'avènement de la procession des pèlerins marocains en Égypte a été une occasion importante pour la relance du marché du livre. Il semble que le mouvement de transfert de livres d'Égypte vers le Maroc ait été effectué à grande échelle, de sorte que certains scientifiques marocains ont pu acquérir de grandes bibliothèques au cours de ce mouvement. Les échanges culturels ne se sont pas arrêtés dans cette mesure, mais ont plutôt conduit à la mise en place de scientifiques marocains pour contribuer au mouvement de compilation en Égypte et ont trouvé les livres de ces amis importants au Maroc, tels que (Chehab Eddine al-Maqri) qui a écrit la plupart de ses livres ou les a achevés en Égypte, comme son livre (explication du supplément marocain d'Athef Almazem), un microprocesseur, commencé au Maroc et  achevé à Alexandrie, ou à l'instar de son célèbre livre (Nafah al-Tayeb), qu'il a commencé et terminé au Caire. Il a également écrit d'autres livres composés ou achevés dans la capitale égyptienne, tels que Fath al- Louez les semelles) et comme le livre (allumant Aldjana dans la doctrine d'Ahl al-Sunna). Il existe également des indices de la popularité du marché du livre égyptien au Maroc, car de nombreux marocains qui vivaient en Égypte ont exercé le métier de copier des livres en écriture marocaine. Une grande partie des œuvres écrites en Égypte ou trouvées dans leurs coffres ont été copiées par des érudits et des scribes marocains et emmenées au Maroc ou dans les bibliothèques du monde.

 

Les Médias

Les deux pays ont signé plusieurs Accords et Mémorandums d'accord dans le domaine de la coopération entre les médias, dont le premier Protocole de communication a été signé en 1988. Le Comité conjoint des médias a été créé pour mettre en œuvre les recommandations du Protocole d'information, entre 1995 et 2006, une période de grande coopération entre les deux pays. Les installations nécessaires et l'assistance technique nécessaire pour la transmission de messages et de matériel de télévision via le satellite aux émissaires de Radio Sawt El Arab et de la radio marocaine. Le ministère marocain de la Communication a accueilli une délégation de l'Organisme Général de l'Information en juin 2004, afin de définir le rôle et la nature des travaux de l'OGI.  Le ministère égyptien de l'Information a accueilli en septembre 2005, une délégation des médias marocains pour évoquer l'achèvement des négociations et s'est préparée à la conclusion d'un Accord sur un Protocole de coopération spéciale entre les parties.

Les médias égyptiens et marocains participent régulièrement aux activités médiatiques, artistiques et culturelles dans les deux pays, ainsi que la première et deuxième chaîne et le Midi 1T au Maroc ont également été téléchargés sur le satellite égyptien Nile SAT. Une délégation des médias marocains s'est rendue en Égypte en mai 2016. Toutefois, une coopération accrue dans les médias est nécessaire, dans le domaine de la télévision, la radio, le cinéma et la coproduction.

Le 12 avril 2018, un Protocole de coopération cinématographique conjoint a été signé entre le Maroc et l'Égypte en marge du deuxième jour de la 20e session du Festival international du film d'Ismaïlia. L'Accord est une mise en œuvre de l'Accord de production conjoint et l'échange cinématographique, signé le 29 septembre 1999 entre les gouvernements égyptien et marocain.