La République du Cameroun
jeudi 14 février 2019
La République du Cameroun

Position

La République du Cameroun est un État d'Afrique centrale, situé au fond du golfe de Guinée. Elle a pour voisins le Nigéria au Nord-ouest, le Tchad au Nord, le Centrafrique à l'Est, la Guinée Équatoriale, le Congo et le Gabon au Sud. Elle est bordée au Sud-ouest par l'océan Atlantique. Le Cameroun est surnommé « l’Afrique en miniature » en raison de sa diversité climatologique, minière, géographique, humaine et culturelle.

Superficie

475 650 km²

Géographie

Le Cameroun se divise en plusieurs régions. Au sud, la plaine côtière et l’intérieur des terres sont couverts d’épaisses forêts tropicales tandis qu’en direction du nord celles-ci font place à la savane puis à la steppe soudano-sahélienne, qui se termine par des marécages en bordure du lac Tchad. Le trait dominant de son relief est le massif de l’Adamaoua, un arc montagneux qui sépare le nord et le sud du pays. Ses plateaux, à une altitude moyenne de 1 370 m, dominent les plaines de la Bénoué, au nord et à l’ouest, le long de la frontière avec le Nigeria. Plus redressé au nord et à l’ouest, où il s’élève jusqu’à 2 460 m, l’Adamaoua se prolonge au sud-ouest par de hautes montagnes d’origine volcanique où culmine le mont Cameroun à 4 095 m. Ce volcan est encore en activité.

L’Adamaoua détermine aussi l’orientation hydrographique du Cameroun. Le Logone s’écoule vers le nord, du plateau central vers le bassin du Tchad. La Bénoué y prend également sa source et relie l’est et le nord du plateau au vaste réseau fluvial du Niger à l’ouest (Nigeria). Vers le sud, le massif donne naissance à de nombreux fleuves côtiers nationaux, dont la Sanaga et le Nyong, qui se jettent dans l’Atlantique. Ses sources alimentent aussi le bassin du fleuve Congo (Sangha), à l’Est.

 

Monnaie

Franc C.F.A.

Climat

Le Cameroun possède un climat tropical humide dans le Sud et sur les côtes (3 890 mm), avec des pluies abondantes d’avril à novembre, et presque toute l’année dans les montagnes du Sud-Ouest (10 000 mm/an). Le climat se rapproche du type sahélien en direction du nord, où la saison sèche dure d’octobre à avril (700 mm sur le plateau central). Le Nord-Ouest est semi-aride (380 mm/an). Les températures moyennes varient entre le Sud (25 °C), le plateau central (21,1 °C) et le Nord (32,2 °C).

Langue

Le Français et l'Anglais sont les langues officielles du pays, sans compter 200 dialectes dont le bamilékés, le bassa et le peul. Les langues soudanaises sont parlées dans le Nord et les langues bantoues dans le Sud.

Fête nationale

Le 20 mai (date de naissance de la République unie du Cameroun suite au Référendum constitutionnel du 20 mai 1972 mettant fin au système fédéral qui a contrôlé le pays depuis son indépendance de la colonisation française au 1er janvier 1960).

Drapeau

Le drapeau du Cameroun est tricolore: Vert, Rouge, Jaune. Les trois couleurs sont représentées par trois bandes verticales d'égales dimensions. Le centre de la bande rouge est frappé d'une étoile d'or à cinq bras.

Capitale

Yaoundé

Villes principales

Douala qui est la capitale économique et le port le plus important sur le golfe du Biafra ; Garoua, Bafoussam, Maroua, Bamenda, N’kongsamba, et Foumban.

Démographie

23 799 022 d'habitants en 2018.

Histoire

Des indices archéologiques prouvent que le Cameroun fut peuplé dès la préhistoire. On estime que la région comprise entre le Nord-ouest du Cameroun avec le Sud-est du Nigeria fut le berceau des peuples bantous qui s'y furent installés au 1er millénaire avant notre ère.

À partir du IXe s. de notre ère, se constitua le royaume du Kanem, à l'Est du lac Tchad situé au Nord du pays, qui devint musulman deux cents ans plus tard.

Cet État, auquel succéda le royaume du Bornou autour des années 1500, s'efforça avec succès d'étendre son emprise territoriale, entrant de ce fait en lutte avec les royaumes en place, tel celui du Mandara au Nord-ouest qu'il soumit épisodiquement. L'apogée du Kanem-Bornou se situa aux XVIe et XVIIe s.

C'est à cette époque que se produisirent de grandes migrations d'éleveurs peuls musulmans, qui s'installèrent dans un massif, plus tard l'Adamaoua, s'organisant sous la forme de petits États théocratiques, dirigés par un lamido. Ils créèrent au début du XIXe s le royaume du Sokoto, qui ne tarda pas de se décomposer en petits États.

À l'Ouest se développa à partir du XVIIe s. le Bamoun, dont le roi Mbwé-Mbwé parvint, grâce à la fortification de sa capitale Foumban, à stopper les Peuls.

Les régions du Sud-ouest et du Sud furent peuplées par les Bamilékés dans le courant du XVIIe s., et un peu plus tard par les Fangs, venus de l'actuelle République centrafricaine, qui s'installèrent aussi au Gabon.

La côte camerounaise fut connue à partir de 1460 par les Portugais. En 1472, le navigateur portugais Fernando Pó découvrit l'estuaire de la Sanaga qu'il baptisa "Rio dos Camaroes" ou "rivière des crevettes". Camaroes deviendra plus tard, par déformation, le Cameroun.

Le commerce avec les Européens dans cette région prit de l'ampleur au XVIIe siècle et certains peuples côtiers, comme les Doualas, tirèrent profit du trafic de l'ivoire et de la traite des esclaves.

Les Allemands furent les plus actifs. Ils prirent pied au Cameroun en 1860 et, avec l'explorateur Gustav Nachtigal, ils menèrent des explorations à l'intérieur des terres camerounaises.

En 1884, Nachtigal signa par la suite des traités avec les souverains doualas de la Côte, à l’issue desquels l'Allemagne établit son protectorat au Cameroun et entreprit la colonisation du pays. Mais la brutalité de ses méthodes suscita une vive résistance des populations locales, dont les doualas, ce qui servit de prétexte à un débarquement des troupes allemandes et à la conquête du pays. La résistance des États peuls et du royaume du Mandara fut en effet acharnée. Les Allemands soumirent la totalité des États camerounais. Seul le royaume Bamoum et son souverain Njoya eurent le génie de la négociation ; raison pour laquelle le royaume demeura invaincu.

La France, qui voulait ménager l'Allemagne à la suite de l'affaire du Maroc (incident d'Agadir), lui céda en 1911 une partie du territoire du Congo et de l'Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine), d’où l’élargissement des territoires camerounais.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, en 1914, Belges, Français et Britanniques attaquèrent le « Kamerun » à partir de leurs possessions respectives. Les Allemands durent se retirer en 1916, et la France et le Royaume-Uni se partagèrent le pays (les quatre cinquièmes du territoire appartint désormais à la première).

Après la guerre, le Cameroun devint en 1946 un territoire placé sous la tutelle de l'Organisation des Nations unies (ONU). Un mouvement nationaliste prit corps dans le Sud, et s'opposa d'emblée (grève, émeutes) aux tenants européens du statu quo colonial.

Le Cameroun oriental obtint son autonomie interne en 1958 dans le cadre de la communauté française, puis il accéda à l'indépendance en 1960. Le Cameroun occidental (placé sous la tutelle britannique) se scinda en deux après un référendum d'autodétermination organisé en 1961 sous l'égide des Nations-unies. Le Nord choisit d'être rattaché au Nigeria, alors que le Sud adhéra à l'ancien Cameroun français.

Quant au Cameroun oriental, Ahmadou Ahidjo, qui s'imposa à la tête du parti l'Union camerounaise (UC), est devint Premier ministre de l'État autonome en 1958. Il prépara avec la France l'accès à l'indépendance. Le 12 mars 1959, le Premier ministre Ahidjo et la France obtinrent la levée de la tutelle de l'ONU sur le Cameroun sans condition préalable. Ahidjo fut ensuite élu président de la République fédérale du Cameroun en mai 1960, quelques mois après la proclamation de l'indépendance le 1er janvier.

L'unité du pays fut le principal souci du président Ahmadou Ahidjo qui, en 1966, transforma son parti, l'Union camerounaise, en Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti unique du pays qui mit fin aux principaux partis camerounais.

Cette démarche aboutit à l'adoption par référendum à la quasi-unanimité d'une Constitution unitaire en mai 1972, avec pour objectif de transformer l'Etat fédéral en une République unique du Cameroun.

 

Régime

République à régime semi-présidentiel.

Constitution

Adoption : 20 mai 1972

Entrée en vigueur : 2 juin 1972

Révision : janvier 1996, avril 2008

Pouvoir exécutif

Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat renouvelable de 7 ans.

Le Chef du gouvernement est le Premier ministre. Il est nommé par le président de la République.

Pouvoir législatif

L’Assemblée nationale est composé de 180 membres, élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans.

Le Sénat est composé de 100 membres. Chaque région au Cameroun est représentée par 7 sénateurs, élus au suffrage universel indirect, pour un mandat de 5 ans. Le président de la République nomme trois membres du Sénat.

Le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale après consultation du gouvernement et des bureaux de l'Assemblée nationale.

Le gouvernement doit démissionner, si l'Assemblée nationale adopte une motion de censure ou lui refuse un vote de confiance.

Pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire au Cameroun est exercé par la Cour Suprême, les Cours d’Appel et les tribunaux.

Partis politiques

Le parti du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (RDPC) est le parti politique au pouvoir, tandis que les partis du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), du Social Démocratic Front (SDF) et de l'Union des populations du Cameroun (UPC) comptent parmi les principaux partis politiques de l'opposition dans le pays.

Politique étrangère

La République du Cameroun est membre dans plusieurs organisations internationales, dont l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et le Commonwealth.

Économie

Le Cameroun est le troisième producteur d'aluminium en Afrique. L'une des plus grandes entreprises industrielles du Cameroun est la fonderie d'aluminium d'Édéa.

Le pétrole et le gaz naturel sont les principaux produits miniers du pays notamment en haute mer, au large de Douala. L’or est extrait en petites quantités, de même que le minerai d’étain et la pierre à chaux.

L'agriculture est la principale ressource du pays. Dans les terres de l'Ouest où les sols volcaniques sont très fertiles, on cultive les principales cultures d'exportation : le café, le cacao, le coton, la banane. Les terres sont aussi propices aux cultures vivrières : le sorgho, le manioc, le maïs, le mil, les haricots, l'arachide, la banane plantain.

Le Cameroun dispose de ressources minérales variées sous exploitées, dont le fer, la bauxite de forte teneur, et la cassitérite.

Le marbre et le calcaire se trouvent à Figuil dans le Nord. Selon les recherches qui sont en cours dans le Sud-est, on trouve des indices de diamant, de rutile, de nickel, de chrome et de cuivre.

De nombreuses sources d'eau minérale ont déjà été inventoriées à Ndounghué près de Nkongsamba dans l'Adamaoua et dans la cuvette de Manfé.

Il est à noter que la plus grande centrale hydroélectrique au Cameroun se situe à Édéa sur le fleuve Sanaga. L'hydroélectricité contribue avec 97% à la production électrique totale du pays.

 

Sources :

Populationdata.net/pays/

Encyclopédie Larousse en ligne

diakadi.com

fr.wikipedia.org

camerounweb

camerecole

fresques.ina.fr

hallelaw.com

prc.cm