La République du Cap-Vert
vendredi 5 juillet 2019
La République du Cap-Vert

Position

Le Cap-Vert, officiellement la République du Cap-Vert est un État insulaire d’Afrique de l’Ouest composé d’un archipel de dix îles volcaniques. Il est situé dans l’océan Atlantique, au large des côtes de Mauritanie et du Sénégal. L’archipel se divise en deux séries d’îles : au sud, Ilhas de Sotavento (îles sous le vent) :(Brava, Fogo, Santiago et Maio) et au nord les de Barlavento (au vent)(Boa Vista, Sal, São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente et Santo Antão). Santiago comprend à elle seule plus de la moitié de la population du pays.

Superficie

4033 km²

 

Géographie

Les îles du Cap-Vert font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les îles volcaniques des Canaries (hispanophones), l'archipel de Madère (lusophone), incluant les îles Selvagens ("Sauvages") inhabitées, l'archipel des Açores (lusophone) et les îles du Cap-Vert (lusophones). Cet ensemble fait partie d'un programme de coopération transfrontalière entre les gouvernements de l'Espagne, du Portugal et du Cap-Vert parce que ces îles présentent des caractéristiques communes, environnementales et historiques, entraînant de nombreuses similitudes au plan de la faune et de la flore. Grâce à sa flore et à sa faune, la Macaronésie est l'une des régions naturelles les plus importantes du monde.

Le Cap-Vert dispose d'un relief montagneux dans la quasi-totalité de l'Etat excepté dans les iles Sal, Boa Vista et Maio. Le point culminant de l'archipel est le pic Fogo à 2 829 qui est aussi le dernier volcan encore en activité. La végétation clairsemée se résume à des buissons et des arbustes.

La faune se limite à quelques espèces de lézards, de singes, des chèvres sauvages et des oiseaux.

Monnaie

Escudo cap-verdien (CVE)

Climat

Le Cap-Vert est soumis à un climat sahélien, c'est-a-dire à un climat subtropical aride. La température moyenne est entre 20 et 25 degré. Depuis 1968, l'archipel connait de fréquentes sécheresses, la dernière qui remonte à 1997, avait détruit 80% des récoltes.              

 

Langues

Le portugais (la langue officielle) et le créole capverdien, en sus des langues africaines : le peul, le balante et le mandjaque.

 

Fête nationale

Le pays est une ancienne colonie du Portugal, dont il est devenu indépendant le 5 juillet 1975.

 

Drapeau

Ce drapeau se compose de trois bandes horizontales (bleu clair en haut, en double largeur), blanc au centre (avec une bande rouge centre) et à nouveau bleu clair en bas. Un cercle de dix étoiles jaunes à cinq branches, légèrement décalé vers le côté de la hampe, occupe la partie centrale du drapeau.

Le bleu représente la mer et le ciel, le cercle d'étoiles représente les 10 grandes îles réunies en une nation, les bandes centrales symbolisent la route vers formation du pays grâce à la paix (blanc) et à l'effort (rouge).

 

Capitale

Praia (la ville la plus peuplée du Cap-Vert)

Villes principales

Mindelo (l'île de São Vicente), Santa Maria (île de Sal), Assomada (île de Santa Catarina).

Démographie

549,889 d'habitants en 2019. La population capverdienne est majoritairement issue d'un mélange d'Africains et d'Européens, avec 80% de Métis ou Mestiços.

 

Histoire

Il est probable que les îles du Cap-Vert étaient inhabitées lorsque les Portugais y abordèrent en 1456. Cependant, il n'est pas certain que ce soit vraiment les Portugais qui les aient découvertes. Des historiens croient que cette découverte est plutôt due à des navigateurs vénitiens et génois. On sait aussi que ces îles avaient été furent fréquentées depuis longtemps par des pêcheurs sénégalais.

C'est en 1460 que le navigateur Diogo Gomes prit possession de l'archipel au nom du Portugal, qui devint domaine de la Couronne, après que les droits portugais sur les îles eurent été consacrés par le traité de Tordesillas, en 1494. L'archipel servit d'abord de terre d'escale pour les navires portugais en route vers le Brésil. Puis il devint un important centre de la traite des Nègres vers l'Amérique, car le commerce des esclaves d’Afrique occidentale vers le Nouveau Monde transita surtout par le Cap-Vert. De plus, les colons portugais de l'archipel firent venir leurs propres esclaves du continent africain pour les faire travailler dans les plantations. C'est à cette époque que s'est constitué le créole capverdien. Mais le peuplement de l'archipel fut relativement tardif, puisque São Vicente resta inhabitée jusqu'en 1727 et Sal, jusqu'en 1781. L'abolition définitive de la traite en 1866 et le détachement de la Guinée-Bissau en 1879 détruisirent l'économie des îles et entraînèrent une forte émigration vers les États-Unis (migration libre) et les colonies portugaises d'Angola et de São Tomé et Principe (migration forcée).

Après l'abolition de l'esclavage, le portugais est resté la langue officielle dans la colonie, surtout comme langue de l'État, de la justice, de l'éducation et du commerce. Dans la culture coloniale, l'utilisation du créole resta un signe d'infériorité sociale. Contrairement à la Guinée-Bissau, à l'Angola et au Mozambique, le régime de l'indigénat ne fut pas appliqué aux îles du Cap-Vert. En effet, la population blanche ne résista pas à l’apparition de la malaria: les Métis et les Noirs assurèrent le fonctionnement des institutions, tant laïques que religieuses. Plus tard, les Métis capverdiens jouèrent un rôle important dans l'émancipation de la colonie, car beaucoup de Métis furent employés comme cadres dans l'Administration en raison de leur degré d'instruction plus élevé.

Pour l'heure, tout autonomie du pays fut simplement impossible, car les conditions n'y furent guère favorables en raison des sécheresses du début du siècle (1903-1904, et 1914), du régime fasciste de la Métropole et l'arrivée au pouvoir des militaires en 1926 ainsi que la limitation de l'immigration aux États-Unis et en Europe. En réalité, le Cap-Vert traversa l'une des périodes les plus sombres de son histoire, qui coïncida également avec l'Estado Novo («Nouvel État») du dictateur António de Oliveira Salazar (1889-1970). Sous le régime de Salazar, les «chemises vertes», la police politique du dictateur, et le PIDE (Polícia Internacional de Defesa do Estado: la Police internationale de défense de l’État), réussirent à étouffer tous les opposants, tant au Portugal que dans les colonies. Les tortures et les déportations au Cap-Vert furent couramment pratiquées. Au cours de cette période, toute immigration fut interdite (dont vers l'Amérique) : Salazar envoya des troupes dans toutes les colonies portugaises du continent africain, afin de contenir le nationalisme toujours croissant des peuples autochtones. Puis les famines successives (1941-1942, 1946-1948) tuèrent, selon certains historiens, environ 20 000 personnes (sur 150 000 habitants) dans l'indifférence générale, car le pays fut fermé aux étrangers. Néanmoins, beaucoup de Capverdiens réussirent à s'enfuir vers le Sénégal dans les années cinquante et soixante, pays qui, bien souvent, servit de relais pour l'Europe, surtout la France, les Pays-Bas et la Belgique. C'est notamment dans ces trois pays que se formèrent la plupart des cadres du mouvement indépendantiste capverdien. Dans la colonie du Cap-Vert, le créole devint un symbole de la résistance face au colonialisme portugais.

En 1951, à l'instar des autres possessions portugaises, le Cap-Vert devint un territoire d'outre-mer. Cinq ans plus tard, en septembre 1956, Amilcar Cabral, un ingénieur agronome capverdien mais formé à l'université de Lisbonne, fonda le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée portugaise (future Guinée-Bissau) et du Cap-Vert (PAICG). À partir de 1959, il s'engagea dans la lutte armée contre le colonisateur portugais.

Le mouvement prit une orientation nationaliste révolutionnaire et marxisante qui s'accentua en janvier 1973. La guérilla réussit à contrôler les deux tiers de la Guinée-Bissau, alors qu'au Cap-Vert le mouvement resta clandestin.

En 1975, après la révolution des Œillets au Portugal, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau (l'ancienne colonie portugaise la plus proche) accédèrent à l'indépendance et constituèrent un seul État commun, dirigé par Luis Cabral (le frère d'Amilcar Cabral). Des frictions opposèrent rapidement les insulaires capverdiens et les continentaux guinéens.

Les deux anciennes colonies portugaises se séparèrent lors du coup d'État du 14 novembre 1980 en Guinée-Bissau. Au Cap-Vert comme en Guinée-Bissau, le portugais continua d'être la langue officielle, mais le créole capverdien fut désigné comme «langue nationale». Le gouvernement, la radio et la télévision d'État, les journaux et les écoles utilisèrent le portugais, tandis que le créole restait la langue des organisations populaires, des mouvements syndicaux et des programmes éducatifs pour les enfants.

 

Régime

Républicain à régime semi-présidentiel

 

Constitution

La constitution du Cap-Vert a été adoptée le 5 août 1992, et est entrée en vigueur le 25 septembre de la même année. Elle proclame un État de droit démocratique et organise un Pouvoir centralisé.

 

Pouvoirs exécutif

Le Chef de l'État est le président de la République. Il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois consécutivement, puis renouvelable de nouveau après une période de 5 ans.

 

Pouvoir législatif

L’Assemblée nationale est composée de 72 membres, élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans.

Le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale si celle-ci refuse deux votes de confiance ou adopte quatre motions de censure au cours de la même législature.

Le gouvernement doit démissionner si l'Assemblée nationale refuse un vote de confiance ou adopte deux motions de censure au cours de la même législature.

 

Pouvoir judiciaire

Le système juridique du Cap-Vert est civiliste. Les lois sont codifiées, notamment dans un code civil, un code de la famille et un code pénal.

La constitution prévoit l’indépendance des tribunaux et leur soumission à la Constitution et à la loi. Les audiences sont en principe publiques.

L’article 214 de la Constitution précise les catégories de tribunaux suivants : le tribunal suprême de justice ; les tribunaux judiciaires de deuxièmes instance ; les tribunaux judiciaires de première instance ; la Cour des comptes ; le tribunal militaire et les tribunaux fiscaux et douaniers

 

Partis politiques

Le Mouvement pour la démocratie (MPD) et le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV) sont les deux principaux partis du pays.

 

Politique étrangère

Le Cap-Vert est membre d'un nombre d'organisations internationales dont la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO), la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), la Zone de Paix et de Coopération de l’Atlantique Sud (ZOPACAS) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 

Économie

Le Cap-Vert est le pays le plus riche de l'Afrique du Sahel, grâce aux revenus de l'émigration et à l'aide internationale, qui représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB). Les ports de Mindelo sur l'île de São Vicente et de Porto-Novo, sur l'île de Santo Antão, constituent des escales transatlantiques pour l'approvisionnement des navires en carburant. Pour que ces services et le transfert des fonds des émigrés dominent l'économie capverdienne.

Les ressources capitales dans ce pays sont l'exploitation des salines et la production de l'huile de ricin (purgueira). Cependant on cultive aussi du café et de la canne à sucre, du coton, du maïs, patates douces, haricots, manioc et certains fruits comme les bananes.

Il faut mentionner que l'industrie au Cap-Vert se limite à la distillation de tafia et la fabrication domestique de quelques tissus mélangés, de coton, de laine et de soie, le raffinage du sucre, la conserverie du poisson, la fabrication de cigares, et la distillation de liqueurs.

 

En 2018, la croissance du PIB réel de 3,9%, légèrement inférieure à 4,0% en 2017, est soutenue par la forte croissance des secteurs de l’électricité et de l’eau (22,8%), du secteur manufacturier (14,2%), du tourisme et de l’hôtellerie (14,9%), de la pêche (9,4%), du commerce de détail (8,1%) et de l’intermédiation financière (8,1%).

L’économie devrait maintenir une croissance du PIB réel de 4,1% en 2019 et 4,8% en 2020, grâce aux transferts de fonds, la fabrication, la croissance continue du tourisme, et à la hausse des dépenses en infrastructures publiques. Les investissements privés soutenus par des conditions favorables en matière de crédit intérieur contribueront également à la croissance.

Sources :

afdb.org

worldpopulationreview.com

voyagesphotosmanu.com

axl.cefan.ulaval.ca

cosmovisions.com

diakadi.com

legiglobe.rf2d.org(Réseau francophone de Diffusion du Droit )

perspective.usherbrooke.ca

fr.wikipedia.org

Larousse.fr