La République de Djibouti
jeudi 28 mars 2019
La République de Djibouti

Position

La République de Djibouti est un pays de la Corne de l’Afrique, à l'Est de l’Afrique, située sur la côte Ouest du débouché méridional de la mer Rouge. Elle est bordée par la Somalie au Sud-Est), par l’Éthiopie à l'Ouest et au Sud, et par l’Érythrée au Nord. Le Djibouti est séparé du Yémen et du continent asiatique par le détroit de Bab El-Mandeb.

Superficie

23 200 km²

Géographie

D'origine volcanique, la république djiboutienne est traversée d'anciens cratères, d'immenses champs de laves solidifiées. Le pays est en effet situé sur plusieurs plaques tectoniques. C'est d'ailleurs au cœur de son territoire qu'aboutit la vallée du Rift qui traverse la Corne de l'Afrique dans le prolongement du golfe de Tadjoura.

Les plaques, en s'écartant, provoquent de fréquents séismes et des éruptions volcaniques, notamment avec le volcan Ardoukoba dont l'éruption date de 1978. Au Nord du golfe de Tadjoura se dressent les monts Mabla sur la rive Nord, qui culminent au Moussa Ali (2 063 m). On y trouve les lacs salés Assal et le lac Abbé, tous les deux sont en dessous du niveau de la mer (-155 m).

La faune terrestre à Djibouti présente de beaux spécimens. Vautours et aigles de mer, hérons, ibis et pélicans, flamants roses, outardes communes, autruches devenues rares, antilopes, gazelles. Si le Koudou et l'oryx se font rare, les arcouboudo (oréotrague) qui semblent marcher sur la pointe des pieds, les dig-digs, antilopes naines, sont encore très répandus.

On trouve aussi des carnassiers et des fauves, fennec, chacal, chat sauvage, hyène, guépard, panthère. Et il faut encore citer le phacochère, les singes divers, les varans (lézards géants), les écureuils de sables, etc...

Le forêt de Day et le massif des Mablas abritent les deux seules forêts du pays présentant une couverture végétale permanente. Plusieurs régions sont particulièrement arides et dénudées : les alentours du lac salé Assal, la plaine argileuse du Grand Bara, et de très nombreux plateaux rocailleux.

Dans d'autres régions (sud du Grand Bara, plateau du Day), de hautes graminées forment quelques prairies qui sont un excellent lieu de pâturage à l'époque des pluies. Les zones les plus favorisées sont les rives des oueds tapissées d'épineux, d'acacias, de tamaris et de jujubiers.

Les îles Musha et Maskali, et certains points de la côte, sont peuplées de palétuviers.

On trouve des palmiers-doums dans la partie Ouest de la plaine du Hanlé, au pied des Gamarré, sur le pourtour de la plaine de Gagadé. La végétation devient plus abondante avec l'altitude. C'est ainsi que le plateau du Day et son prolongement jusqu'à la crête du Goda sont occupés par une forêt séculaire de genévriers, ficus, mimosées, oliviers sauvages, buis, dragonniers, etc...

Monnaie

Le Franc Djiboutien (DJF).

Climat

Le Djibouti se caractérise par des conditions climatiques de type aride, soit un climat sec et humide et une faible pluviométrie. Les températures moyennes maximales varient entre 27 °C pendant les mois les plus frais notamment de novembre à Janvier, à 43 °C pendant les mois les plus chauds localement de juin à septembre.

Cependant, les zones à altitudes élevées bénéficient d'un climat favorable et doux.

Langue

Le Français et l'Arabe sont les langues officielles. Le somali et l'afar sont les langues nationales. 

Fête nationale

Le 27 juin (date de l'indépendance de l’occupation française en 1977).

Drapeau

Le drapeau de République de Djibouti est composé de 2 bandes horizontales en haut bleu ciel et en bas verte. Au côté de la hampe, il y a un triangle isocèle blanc allant jusqu'au centre du drapeau.

Au centre du triangle se trouve une étoile rouge à 5 branches.

Le bleu représente le ciel, le vert la terre et le triangle blanc la paix.
L'étoile rouge symbolise l'unité nationale.

Capitale

Djibouti, qui abrite la majeure partie de la population.

Villes principales

Djibouti ville, Ali Sabieh, Dikhil, Tadjourah, Obock, Arta.

 

Démographie

1 048 999 d'habitants (en 2018).

Histoire

Plus vraisemblablement, les Afars (les habitants de la Corne de l'Afrique), nommèrent cette région "Gabod", qui signifie "plateaux". Les navigateurs arabes en firent Gabouti qui devint Djibouti avec les Français.

Depuis longtemps, les habitants de la Corne de l'Afrique pratiquèrent le commerce dans les ports, ainsi que le commerce caravanier. Déjà 2300 ans avant J.C, les Égyptiens vinrent chercher l'encens, la myrrhe, le kohol, les plumes et les œufs d'autruche dans ce pays.

Avant l'arrivée des Européens, les caravanes de milliers de chameaux partirent de Tadjoura vers le Nord et vers l'Ouest. Aussi des marchandises transportées vinrent essentiellement des Indes à travers le Golfe d'Aden.

Les Anglais furent les premiers à avoir une politique en mer Rouge. Ils s'installèrent à Aden, prise le 16 janvier 1839.

Les Français commencèrent plus timidement. Les Anglais, inquiets des mouvements français en mer Rouge, s'assurèrent des "droits" sur les îles Moucha et Maskali, le 31 août 1840, puis sur l'îlot Abou-Maya, à l'entrée du Ghoubbet-el-Kharab et enfin sur l'îlot d'Eivat face à Zayla.

Les Anglais signèrent aussi un traité de commerce avec le sultan de Tadjoura et avec Chermarké, le pacha de Zayla. Les Français cherchèrent à établir des contacts eux aussi. C'est ainsi qu'Henri Lambert, commerçant français de Maurice, s'installa à Aden en 1855. Il devint agent consulaire en 1857.

Lambert se mêla à des rivalités locales entre Abou Baker Ibrahim, le marchand le plus important à cette époque, et Chermarké, s'attirant l'animosité de ce dernier. Abou Baker offrit à Lambert la cession de droits sur le Ras Ali et la baie d'Ouanno (Obock). Le conflit entre Henri Lambert et le pacha Chermarké s'envenima à tel point que ce dernier décida de le tuer en 1859.

L'assassinat de Henri Lambert provoqua une réaction officielle du gouvernement français. En 1862, la France signa un traité d'alliance et d'amitié avec les chefs afars, représentés par Dini Ahmed Abou Baker. Celui-ci conclut la cession de droits sur des terrains à Obock pour la somme de 10 000 thalers (55 000 francs-or). Un acte additionnel réserva des droits à la France sur les côtes du Ghoubbet-el-Kharab.

En 1862, le drapeau français fut ainsi hissé sur Obock, mais c'est seulement en 1884 que Léonce Lagarde, un adminstrateur français, occupa le poste de commandant d'Obock et passa des conventions avec les chefs afars et somalis. En 1888, Lagarde fonda Djibouti. Il noua des relations amicales avec l'empereur Ménélik (le négus d'Éthiopie), précisa la frontière avec l'Abyssinie et commença l’établissement du chemin de fer franco-éthiopien (1897-1917). En 1896, la colonie prit le nom de "Côte française des Somalis". Cette colonie fut bloquée par les Anglais – qui occupaient Berbera et Zayla depuis 1884 – afin de limiter l'influence française.

La Côte française des Somalis, territoire française d'outre-mer à partir de 1946, suscita déjà les revendications simultanées de l'Éthiopie et de la Somalie. À l'intérieur, deux ethnies rivales s'opposèrent : les Afars et les Somalis issas. La majorité de ces derniers, concentrés surtout à Djibouti, voulurent le rattachement à la Somalie britannique, indépendante depuis 1960, les premiers souhaitèrent leur maintien au sein de la République française. En août 1966, au cours d'un voyage à Djibouti, le général de Gaulle fit entendre que le pays aurait pu choisir démocratiquement son destin. Mais de graves émeutes éclatèrent en septembre.

Le 19 mars 1967, un référendum donna une nette majorité aux partisans du maintien au sein de la République française. Le pays de Djibouti fut donc appelé Territoire français des Afars et des Issas (TFAI) et ses structures gouvernementales furent modifiées, mais toujours sous la tutelle française.
Une prise de conscience nationaliste se développa dans le pays. Un Front de libération de la Côte des Somalis fut créé à Mogadiscio par les Issas : par des opérations diverses, il attira l'attention de l'opinion internationale sur l'indispensable indépendance du Territoire.

Ce front fut conduit par Hassan Gouled Aptidon, avant que ses membres ne soient ensuite regroupés dans l'Union populaire africaine (Somalis), qui, en 1972, fusionna avec la Ligue pour l'avenir et l'ordre (Afars) pour former la Ligue populaire africaine pour l'indépendance (LPAI).

Après le référendum du 8 mai 1977, la population djiboutienne opta pour l'indépendance et le Territoire français des Afars et des Issas accéda à l'indépendance, le 27 juin, sous le nom de la République de Djibouti, avec à sa tête le président Hassan Gouled Aptidon.

Régime

République de type présidentiel et pluraliste

Constitution

Adoption : 4 septembre 1992

Entrée en vigueur : 15 septembre 1992

Révision : avril 2010

Pouvoir exécutif

Le Président de la République est le Chef de l’exécutif. Il est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il nomme le Premier Ministre et, sur la proposition de celui-ci, nomme les autres membres du gouvernement. Il fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions.

Le Premier ministre met en œuvre la politique du président de la République, coordonne et anime l'action du Gouvernement.

Pouvoir législatif

Le parlement est constitué d’une assemblée unique, dite Assemblée nationale, dont les membres portent le titre de députés. Ils sont élus pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct. La législature 2013-2018 compte 65 députés. L’Assemblée nationale comprend un bureau, des Commissions permanentes et des Groupes Parlementaires.  

Pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire s’exerce par le biais de la Cour suprême et des autres cours et tribunaux. Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Le Conseil Supérieur de la Magistrature veille sur la gestion de la carrière des magistrats. Il statue comme conseil de discipline pour les magistrats.

Partis politiques

En 2005, plusieurs partis s'unissent en vue de l’élection présidentielle pour former deux grands blocs politiques :

  • Union pour la majorité présidentielle (UMP), composée du Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), du Parti populaire social-démocrate (PPSD), du Parti national démocratique (PND) et du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD).
  • Union pour l'alternance démocratique (UAD), composée de l'Alliance républicaine pour le développement (ARD), du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) et de l'Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

En 2013, deux coalitions concourent au suffrage des électeurs lors des élections législatives :

  • À nouveau l'Union pour la majorité présidentielle (UMP), sans le PND;
  • Et l'Union pour le salut national (USN), composée du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), du Mouvement pour la démocratie et la liberté (Model), de l'Alliance républicaine pour le développement (ARD), de l'Union pour la démocratie et la justice (UDJ), du Parti national démocratique (PND), du Parti djiboutien pour le développement (PDD) et du Rassemblement pour l'action de développement et la démocratie (RADD). Le Centre des démocrates unifiés (CDU), qui s'est présenté seul, a ensuite rejoint l'USN.

Politique étrangère

Djibouti est membre dans plusieurs organisations internationales dont, l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), La Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), la Ligue des Etats Arabes (LEA), l'Autorité́ intergouvernementale pour le développement (IGAD)

Économie

Djibouti est situé au cœur d’une zone d’échanges maritimes majeurs, constituant un carrefour sur le chemin entre l’Europe et l’Asie. Fort de cette position géographique stratégique, le pays envisage, grâce à de nombreux investissements récents, de devenir un véritable pôle d’échanges économiques pour toute l’Afrique de l’Est.

En effet, seul point d’accès à l’océan pour l’Éthiopie, avec notamment une importante voie de chemin de fer, Djibouti veut développer des activités de stockage et de manutention importantes. Un nouveau port à ainsi été créé, d’une grande capacité, et permet l’exportation des produits de son grand voisin, qui connaît une croissance économique parmi les plus fortes du continent.

Le port de Djibouti représente la seule zone économique du pays. Il constitue le seul accès à la mer pour son voisin l'Éthiopie, auquel il est relié par rail jusqu'à Addis-Abeba.

L’économie djiboutienne est une économie libérale, compétitive, efficace et productive. Elle enregistre depuis 2011 une croissance soutenue de 4.5%, puis de 6,5% en 2016 pour passer à 7% en 2017.

Cette économie repose essentiellement sur le secteur tertiaire. Il s’agit principalement des infrastructures portuaires, les télécommunications, le chemin de fer et le commerce.

Le secteur secondaire repose principalement sur les industries non-manufacturières. Il s’agit essentiellement du secteur du bâtiment, marbre etc...

Le secteur primaire reste très marginal cependant l’agriculture est en voie de développement ainsi que la pêche et l’extraction minière (Sel).

En 2014, le gouvernement a initié une vision à long terme intitulé « Vision 2035 ».                 

Cette vision sert aujourd’hui de feuille de route pour rendre compatible le développement social et économique du pays. Cette stratégie s’articule autour de cinq piliers : la Paix, Bonne Gouvernance, Économie diversifiée avec comme moteur le secteur privé, la Consolidation du capital humain et l’intégration régionale.

Pour la mise en œuvre de cette stratégie, il est en place un plan quinquennal appelé SCAPE. Elle repose sur une orientation stratégique, les objectifs spécifiques, les programmes et actions à engager pour relever le défi de l’emploi, à moyen terme du gouvernement.

Par ailleurs, depuis 2017, une vaste campagne de promotion des atouts touristiques du pays a été menée. Cela est allé de pair avec la construction de nombreux hôtels et l’aménagement de sites touristiques de qualité, d'où l’éclosion du tourisme qui est devenu pourvoyeur d’emplois et créateur de richesses. 

Sources :

- La présidence de la République de Djibouti (presidence.dj)

- republiquedjibouti.chez.com

- adjib.dj

- Populationdata.net

- Encyclopédie Larousse en ligne

- diakadi.com

- fr.wikipedia.org

- touslesdrapeaux.xyz